


Les formations en construction et en électromécanique de la faculté des sciences de l’ingénieur sont regroupées dans un bâtiment quasi passif, accompagné d’un aménagement paysager cohérent. D’une part, l’architecte devait répondre à un programme particulièrement complexe : il ne s’agit pas uniquement d’un bâtiment de laboratoires, mais également d’un bâtiment scolaire et de bureaux. Un grand nombre d’espaces aux fonctions très diverses sont ainsi concentrés à proximité immédiate les uns des autres. À cela s’ajoute le fait que nombre de ces espaces présentent des exigences spécifiques difficilement compatibles entre elles. D’autre part, le projet devait s’inscrire dans un cadre budgétaire strict. Le résultat final se compose de deux bâtiments, une tour et un bâtiment bas, reliés par un volume de liaison. La recherche de flexibilité, tout en respectant le budget de construction, se traduit également dans le choix structurel. Une structure préfabriquée est ainsi retenue, mais, contrairement aux systèmes classiques, les panneaux sandwich isolants préfabriqués constituent simultanément l’enveloppe porteuse. Il en résulte une construction massive par empilement, dont les lignes porteuses verticales s’expriment clairement en façade. La stabilité horizontale est assurée par des zones en béton apparent coulé in situ, judicieusement insérées au sein de la structure préfabriquée. La combinaison de ces deux systèmes constructifs génère une spatialité surprenante. Le site autour du bâtiment fait également l’objet d’un aménagement paysager : cinq auvents en béton identiques, construits à partir de quatre surfaces hypar, constituent chacun un artefact structurel sur le campus.